Une équipe de recherche internationale dirigée par la faculté de médecine de Heidelberg, l’université de Heidelberg et le centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) a réussi à identifier les particularités de l’imagerie de ces tumeurs et à développer un modèle pronostique. Les tumeurs dans lesquelles le virus Epstein-Barr était détectable se sont révélées particulièrement agressives. Les résultats, parus récemment dans la revue spécialisée « Blood », fournissent également des indices sur de nouvelles approches thérapeutiques.
Les lymphomes du SNC sont un cancer rare qui se développe à partir de globules blancs malins. Les personnes touchées ont des tumeurs au cerveau, plus rarement également à la moelle épinière, aux yeux ou librement mobiles dans le liquide céphalo-rachidien. Les lymphomes du SNC surviennent, entre autres, chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, par exemple après une greffe d’organe, des maladies auto-immunes ou une infection par le VIH. En Allemagne, environ 50 personnes reçoivent chaque année un diagnostic de lymphome primitif du SNC associé à une immunodéficience (ID-PZNSL). Des chercheurs de la faculté de médecine de l’université de Heidelberg ont déjà montré dans des travaux antérieurs que l’ID-PZSNL n’est pas une variante des lymphomes classiques du SNC, mais plutôt une maladie indépendante présentant des modifications génétiques spécifiques.

