Pas d’« empreinte cérébrale » : l’outil anonymise les données EEG

Isabelle Lafont

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Pas d’« empreinte cérébrale » : l’outil anonymise les données EEG

Le projet « NEMO », coordonné par l’Institut Fraunhofer pour la technologie des médias numériques IDMT, a étudié des technologies permettant une meilleure protection des données et en même temps une meilleure disponibilité des données EEG dans le domaine scientifique. L’approche des chercheurs vise à réduire considérablement le risque de ré-identification dans les données EEG enregistrées, tout en conservant les informations pertinentes pour l’analyse des données. Les résultats de la recherche ont déjà été démontrés avec succès à l’aide de l’exemple de l’analyse des phases du sommeil.

Un EEG peut contenir des informations sensibles. Des études sur les signaux EEG pendant le repos et le sommeil montrent qu’ils peuvent révéler des signes de troubles du sommeil, de troubles du spectre autistique ou d’alcoolisme, par exemple. Un dilemme se pose donc lors de l’utilisation des données : si elles sont d’une immense valeur dans la recherche, comme dans le développement de méthodes de détection précoce des maladies neurodégénératives, elles sont également soumises aux exigences les plus élevées en matière de protection des données. Non sans raison, car les recherches montrent que les personnes peuvent être reconnues dans les ensembles de données EEG sur la base de leurs « empreintes cérébrales » individuelles.

Isabelle Lafont

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