Soutien psychologique pour les patients en soins intensifs

Isabelle Lafont

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Soutien psychologique pour les patients en soins intensifs

Les troubles psychologiques peuvent avoir un impact significatif sur le succès du traitement, notamment en cas de maladie cardiaque. C’est pourquoi un traitement précoce, une bonne accessibilité et une coopération confiante sont particulièrement importants

Katharina Tigges-Limmer.

Des expériences dramatiques telles que des crises cardiaques, des arythmies sévères ou une réanimation peuvent déclencher des peurs, des sentiments de culpabilité et des problèmes psychologiques à long terme. Environ 12 % des patients présentent des symptômes de trouble de stress post-traumatique. Les patients décrivent les déclenchements extrêmement désagréables et répétés de leur défibrillateur implanté comme particulièrement menaçants. « Les personnes touchées subissent souvent une perte de confiance dans leur propre cœur et dans sa capacité à se rétablir après une chirurgie cardiaque. De plus, des maladies psychologiques antérieures peuvent avoir un impact négatif sur le déroulement de la guérison après une chirurgie cardiaque. » C’est une autre raison pour laquelle une intervention précoce, notamment en cas de symptômes dépressifs, par des psychologues qualifiés est importante.

Dans le cas des transplantations cardiaques et du recours à des systèmes d’assistance cardiaque artificielle (VAD), des soins psychologiques sont également prodigués le plus tôt possible au sein d’une équipe interdisciplinaire. Ici, l’attente d’un cœur donneur et l’opération majeure impliquant l’utilisation d’une machine cœur-poumon peuvent entraîner un stress psychologique considérable. « Les patients VAD vivent dans une dépendance permanente à la technologie. » C’est pourquoi nous commençons dès l’unité de soins intensifs à entrer en contact personnel avec la machine du cœur et à l’intégrer dans notre propre image corporelle. Et la période qui suit une transplantation cardiaque réussie peut également entraîner des phases critiques. Tigges-Limmer : « Il s’agit alors davantage de favoriser une bonne conscience de soi et de prendre soin de soi, d’autant plus que la prise régulière et ponctuelle de médicaments est essentielle et nécessite une certaine discipline. » C’est pourquoi les instructions pour l’intégration des organes sont données dans l’unité de soins intensifs. Ici commence le processus selon lequel « ce qui est étranger devient sien », afin qu’à l’avenir, une vie puisse être vécue « en amitié avec le cœur nouveau ».

Le service de psychologie médicale du centre de cardiologie et de diabète NRW de Bad Oeynhausen compte actuellement neuf collaborateurs et est responsable de tous les patients adultes admis à l’hôpital. Il s’agit notamment de psychologues qualifiés, de psychothérapeutes psychologiques, d’un neuropsychologue, d’un assistant technique psychologique et d’un consultant en transplantation. Outre les différentes qualifications, l’hypnothérapie moderne constitue un axe thérapeutique courant. L’intégration de son équipe aux soins intensifs cardiaques pour patients hospitalisés constitue enfin et surtout un élément de qualité important de la clinique, explique la Dre Katharina Tigges-Limmer. « Les troubles psychologiques peuvent avoir un impact significatif sur le succès du traitement, notamment en cas de maladie cardiaque. C’est pourquoi un traitement précoce, un accès facile et une coopération confiante sont particulièrement importants. »

Littérature:

Dr phil, Dipl.-Psych. Katharina Tigges-Limmer : Aspects psychologiques des patients cardiaques en soins intensifs. Dans : T. Deffner, U. Janssens, B. Strauß (éd.) : Ouvrage pratique pour les psychologues en soins intensifs et en médecine d’urgence. Berlin 2022.

Sadlonova M, Tigges-Limmer K, Deffner T : Entre survie et traitement : Aspects psychosomatiques de la médecine de soins intensifs. Psychother Psychosom Med Psychol 2026, sous presse.

Centre de cardiologie et de diabète de Rhénanie du Nord-Westphalie

Isabelle Lafont

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