Le nouveau centre de théranostic apporte l’oncologie de précision à la région

Isabelle Lafont

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Le nouveau centre de théranostic apporte l’oncologie de précision à la région

Le terme théranostic – un mot-valise entre thérapie et diagnostic – trouve son origine dans le domaine de la gestion du diabète, où il a été inventé pour améliorer la commercialisation de produits combinés diagnostic-thérapeutique. En médecine nucléaire, il désigne désormais un concept qui va bien au-delà de la simple somme de ses composants : « Nous essayons d’utiliser la même structure cible pour l’imagerie ainsi que pour les thérapies », explique Herrmann. Plus précisément, cela signifie que les cellules tumorales ont à leur surface des récepteurs spécifiques auxquels se lie un ligand radiomarqué. Selon le choix du radionucléide, le même mécanisme peut être utilisé à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.

Le défi est que ces récepteurs se trouvent rarement exclusivement sur les cellules tumorales. L’art clinique consiste donc à trouver le rapport optimal entre l’absorption tumorale et la protection des organes sains – en tenant compte de la tolérance individuelle aux radiations des différents tissus.

Les origines historiques du théranostic remontent aux années 1940, lorsque l’iode radioactif a été utilisé pour la première fois pour traiter les maladies thyroïdiennes. Après que le potentiel de cette méthode soit resté largement inexploité pendant plusieurs décennies, ce domaine connaît aujourd’hui une renaissance. L’accent est mis sur deux types de tumeurs : les tumeurs neuroendocrines (TNE) – rares mais cliniquement très pertinentes, comme le souligne Herrmann – et le cancer de la prostate, qui développe actuellement la plus grande dynamique. De plus, le domaine d’application initial du carcinome thyroïdien est établi depuis des décennies ; Les approches thérapeutiques palliatives des tumeurs hépatiques complètent le spectre.

Isabelle Lafont

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