Le glioblastome, la tumeur cérébrale la plus courante et la plus agressive chez l’adulte, est difficile à traiter car ce cancer peut envahir les tissus cérébraux environnants et se propager bien au-delà de la structure tumorale d’origine. Des chercheurs du Centre allemand des maladies neurodégénératives (DZNE), de l’hôpital universitaire de Bonn et du pôle d’excellence « ImmunoSensation » de l’université de Bonn ont observé ce processus d’infiltration dans le cerveau vivant grâce à la microscopie de haute technologie. Leur étude s’appuie sur des études réalisées sur des souris présentant une forme de tumeur cérébrale très similaire au glioblastome humain.
Les résultats, publiés dans la revue « Immunity », montrent des interactions complexes et dépendantes de la situation entre les cellules du glioblastome et les cellules immunitaires du cerveau, appelées microglies. Ces cellules patrouillent dans les tissus à la recherche de danger. Les résultats suggèrent qu’ils ne sont pas simplement des observateurs passifs, mais qu’ils influencent activement à la fois le confinement et la propagation de la tumeur.

