Vers de nouvelles immunothérapies contre les maladies rhumatismales inflammatoires

Isabelle Lafont

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Vers de nouvelles immunothérapies contre les maladies rhumatismales inflammatoires

Deux études en cours en Allemagne, publiées dans la revue Nature Medicine, montrent que de nouvelles thérapies peuvent spécifiquement désactiver les cellules immunitaires pathogènes dans les maladies rhumatismales inflammatoires (ERE) difficiles à traiter.1,2 La Société allemande de rhumatologie et d’immunologie clinique e. V. (DGRh) félicite les deux groupes de recherche pour leurs articles publiés de haut niveau. Les résultats soulignent la visibilité internationale de la rhumatologie allemande, selon la DGRh. À moyen terme, ils pourraient ouvrir de nouvelles options de traitement pour les patients pour lesquels les thérapies antérieures ne sont pas suffisamment efficaces.

En Allemagne, environ 1,8 million de personnes vivent avec une maladie rhumatismale inflammatoire, notamment des maladies inflammatoires chroniques des articulations et des maladies auto-immunes rares telles que le lupus érythémateux disséminé (LED), la sclérose systémique ou les maladies musculaires inflammatoires. Malgré les progrès considérables de la recherche, ces maladies sont actuellement incurables et ne peuvent être traitées avec succès pour toutes les personnes touchées. Dans les deux études en cours, les chercheurs reprennent les dernières innovations de l’immunomédecine moderne : de nouvelles constructions d’anticorps et des thérapies cellulaires personnalisées. Les thérapies contre l’ERE doivent souvent supprimer le système immunitaire pendant des années afin de supprimer les processus inflammatoires pathologiques. Ceci est souvent très efficace, mais cela affaiblit également les défenses de l’organisme des personnes concernées. Les nouvelles approches visent à « reprogrammer » spécifiquement le système immunitaire en éteignant une fois les cellules immunitaires pathogènes.

Isabelle Lafont

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