Signal de départ pour le dépistage du cancer du poumon

Isabelle Lafont

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Signal de départ pour le dépistage du cancer du poumon

Le problème : seulement environ 15 % de tous les cas sont découverts à un stade précoce (stade I), lorsque les chances de guérison sont encore relativement bonnes. Cela devrait changer à partir du 1er avril 2026 : le dépistage du cancer du poumon pour les gros fumeurs actuels et anciens sera alors introduit en tant que nouveau service proposé par les caisses d’assurance maladie légales en Allemagne. Cependant, pour qu’une offre à l’échelle nationale soit disponible dans toute l’Allemagne, il faut d’abord qu’un nombre suffisant de médecins référents et de radiologues soient qualifiés pour le programme.

Le facteur de risque le plus important du cancer du poumon est le tabagisme. Les personnes âgées de 50 à 75 ans peuvent donc participer au nouveau programme si elles fument beaucoup depuis au moins 25 ans (consommation de cigarettes depuis au moins 15 paquets-années*) et n’ont arrêté de fumer que depuis moins de dix ans.

« Le pronostic du cancer du poumon dépend en grande partie du moment du diagnostic. Si les tumeurs sont découvertes à un stade très précoce, une guérison est souvent encore possible », explique Rudolf Kaaks, épidémiologiste au Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ). Il explique : « Des études épidémiologiques internationales, notamment celles du DKFZ, ont montré que les examens tomodensitométriques annuels avec de faibles doses de rayonnement peuvent réduire la mortalité liée au cancer du poumon. » La raison : les tumeurs peuvent souvent être détectées au scanner à un stade précoce, alors qu’elles ne sont pas encore visibles par les symptômes, c’est-à-dire lorsqu’une guérison est encore possible.

Isabelle Lafont

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