L’interopérabilité est obligatoire – ce que l’EHDS exige des fabricants de dispositifs médicaux

Isabelle Lafont

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L’interopérabilité est obligatoire – ce que l’EHDS exige des fabricants de dispositifs médicaux

Les avantages de l’EHDS sont divers et interdépendants. Les patients bénéficient d’un accès plus facile à leurs propres informations de santé et d’un meilleur contrôle sur la manière dont elles sont utilisées et partagées. Les professionnels de santé bénéficient d’informations plus complètes et plus fiables, permettant la continuité des soins et une meilleure prise de décision clinique. Dans le même temps, les chercheurs et les innovateurs ont accès à des ensembles de données de haute qualité, favorisant ainsi les progrès en matière de santé publique et le développement de nouvelles thérapies, dispositifs médicaux et solutions numériques.

Le règlement EHDS est donc divisé en quatre grands chapitres : dispositions générales, usage primaire, dossier de santé électronique (DSE) et usage secondaire. Chacun de ces chapitres aborde un aspect spécifique de la chaîne de valeur des données de santé (voir encadré ci-dessous). Deux infrastructures interopérables constituent l’épine dorsale opérationnelle de l’EHDS :

  • MaSanté@UE permet l’échange transfrontalier de données de santé entre les États membres. Une innovation importante du règlement est la reconnaissance explicite que les données de santé appartiennent aux citoyens, qui ont le droit d’accéder, de gérer et de partager ces données de manière sécurisée et transparente.
  • DonnéesSanté@UE prend en charge l’utilisation secondaire de données de santé anonymisées ou pseudonymisées. L’objectif est d’accélérer durablement le progrès médical, d’améliorer la politique de santé et de permettre le développement de nouveaux médicaments, thérapies et dispositifs médicaux grâce à un accès contrôlé à des ensembles de données de haute qualité.
Isabelle Lafont

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