Recherche sur le cerveau : même un pont étroit suffit pour communiquer

Isabelle Lafont

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Recherche sur le cerveau : même un pont étroit suffit pour communiquer

Même quelques fibres entre les hémisphères cérébraux suffisent apparemment à maintenir une architecture de réseau complexe.

Luc Völz

À l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l’équipe de recherche a examiné comment la transection partielle ou complète du corps calleux affecte la synchronisation neuronale. Alors que la transection complète empêchait en grande partie la communication entre les hémisphères, la communication restait presque normale chez les patients avec de petites connexions restantes.

Ces résultats remettent en question les hypothèses classiques sur les relations structure-fonction dans le cerveau humain. « Nos résultats soulignent l’immense adaptabilité de l’architecture fonctionnelle du cerveau humain », explique le professeur Volz. « Même quelques fibres entre les hémisphères cérébraux suffisent apparemment à maintenir une architecture de réseau complexe. »

Les résultats fournissent des impulsions importantes pour la recherche sur la réadaptation après des lésions cérébrales. Les approches thérapeutiques ciblées visent à utiliser la capacité d’adaptation du cerveau pour réussir à réorganiser les réseaux endommagés.

L’étude a été réalisée en étroite collaboration entre l’hôpital universitaire de Cologne et la faculté de médecine de l’université de Cologne, le centre d’épilepsie Bethel, l’hôpital universitaire OWL, l’université de Bielefeld, l’université de Californie, Santa Barbara et l’université d’Indiana Bloomington. L’équipe de Cologne a été financée par la Fondation allemande pour la recherche dans le cadre du Centre de recherche collaboratif 1451 « Mécanismes clés du contrôle moteur altéré normal et lié à la maladie ».

Hôpital universitaire de Cologne

Isabelle Lafont

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