Sclérose en plaques : de nouvelles données permettent un diagnostic plus précoce

Isabelle Lafont

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Sclérose en plaques : de nouvelles données permettent un diagnostic plus précoce

La sclérose en plaques (SEP) est la maladie auto-immune chronique du système nerveux central la plus courante. Un diagnostic précoce et précis est crucial pour améliorer l’efficacité du traitement et réduire les lésions nerveuses. Afin d’uniformiser et d’accélérer les diagnostics, les critères dits de McDonald ont été introduits en 2001 et ont été révisés à plusieurs reprises depuis, la dernière fois en 2024. Ils combinent des résultats cliniques tels que des troubles visuels, des troubles sensoriels et une démarche instable avec les résultats de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), qui rend visibles les modifications du cerveau et de la moelle épinière, ainsi que les niveaux d’inflammation dans le liquide céphalo-rachidien, c’est-à-dire dans le liquide céphalo-rachidien. En 2024, les critères de diagnostic ont été révisés et élargis. Les nouveaux ajouts incluent des modifications du nerf optique. De plus, un diagnostic ne peut désormais être posé que sur la base de l’image IRM, sans qu’aucun symptôme clinique ne soit nécessaire. Dans une étude, une équipe de recherche du département de neurologie avec neurophysiologie clinique de la faculté de médecine de Hanovre (MHH) a comparé les anciens et les nouveaux critères de diagnostic. Le résultat : grâce aux nouveaux points de diagnostic, davantage de personnes atteintes de SEP, qui n’auraient pas été détectées auparavant, ont été identifiées à un stade précoce. Les résultats ont été publiés dans la revue « eClinicalMedicine – The Lancet Discovery Science ».

Isabelle Lafont

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