Les LED multipuces détectent le risque de maladie sur la peau

Isabelle Lafont

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Les LED multipuces détectent le risque de maladie sur la peau

Il existe de plus en plus de preuves cliniques reliant l’augmentation de l’autofluorescence cutanée de l’AGE aux complications du diabète, aux événements cardiovasculaires, aux maladies rénales chroniques et à une mortalité accrue. Une combinaison d’émetteur et de détecteur qui utilise les UV A ainsi que la lumière verte et IR pour la mesure optique fournit un nouveau paramètre vital important pour la détection précoce et la surveillance des risques.1

Que sont les AGE et comment fonctionne l’autofluorescence ?

Les produits finaux de glycation avancée (AGE) sont des molécules hétérogènes formées par des réactions non enzymatiques de sucres avec des protéines et des lipides. Ils joueraient un rôle crucial dans le développement de maladies chroniques liées à l’âge telles que le diabète, l’insuffisance rénale et les maladies cardiovasculaires.

Certains AGE sont fluorescents : lorsqu’ils sont excités par des longueurs d’onde spécifiques (classiquement les UV-A dans la plage d’environ 370 à 385 nm), ils émettent de la lumière dans la plage bleu-vert (généralement mesurée dans la plage de 420 à 600 nm). Cette autofluorescence tissulaire (souvent mesurée sur la peau de l’avant-bras ou du bout du doigt) est en corrélation avec l’accumulation d’AGE prouvée par biopsie et le risque de maladie à long terme. L’autofluorescence étant un signal optique, elle peut être excitée et mesurée à l’aide de LED et de photodétecteurs – aucun prélèvement sanguin n’est requis.

Isabelle Lafont

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