Une nouvelle approche combine des ions carbone et hélium pour pouvoir simultanément irradier les tumeurs et surveiller l’anatomie des patients à l’avenir.
Dans la thérapie par faisceau d’ions, les noyaux atomiques sont accélérés à des énergies élevées dans un accélérateur de particules (un synchrotron) et dirigés spécifiquement vers une tumeur. Là, ils endommagent les cellules cancéreuses et détruisent le tissu tumoral. Cette technologie est désormais utilisée dans plusieurs établissements médicaux spécialisés à travers le monde, comme le centre de traitement et de recherche contre le cancer MedAustron à Wiener Neustadt.
Un nouveau procédé prometteur actuellement à l’étude est celui des « faisceaux mixtes », composés de deux types différents d’ions : les noyaux de carbone détruisent les cellules tumorales, tandis que les noyaux d’hélium aident à observer l’anatomie du patient. Pour ce faire, il faut cependant connaître très précisément le rapport de mélange du carbone et de l’hélium dans le faisceau. Mais comment mesurer simultanément un faisceau d’ions et l’utiliser à des fins thérapeutiques ? Des scientifiques de l’Université technologique de Vienne (TU) et de MedAustron ont trouvé une solution élégante qui représente une étape décisive sur la voie du traitement du cancer par faisceaux mixtes.
Les chercheurs présentent leurs résultats dans la revue Physical Review Accelerators and Beams.

