Une vaste étude allemande portant sur près de 10 000 nouveau-nés dans des unités de soins intensifs montre qu’une désinfection minutieuse des mains par le personnel protège les bébés à risque de certaines infections hospitalières, tout comme des mesures de protection supplémentaires avec des blouses et des gants. Les bébés prématurés et les nouveau-nés colonisés par des bactéries Gram négatives résistantes aux antibiotiques ont été examinés. Ces germes sont considérés comme particulièrement problématiques dans les hôpitaux car ils peuvent être insensibles à d’importants antibiotiques.
Les résultats de l’étude BALTIC ont été publiés dans la revue JAMA Network Open.
Grâce aux progrès de la médecine précoce et néonatale, beaucoup plus de très petits prématurés et de nouveau-nés atteints de maladies graves survivent aujourd’hui. Dans le même temps, ces enfants placés dans des unités de soins intensifs sont particulièrement vulnérables aux infections car leur système immunitaire est encore immature et nécessitent souvent des traitements invasifs tels que des cathéters ou une ventilation. L’empoisonnement du sang (septicémie), provoqué par des bactéries à Gram négatif résistantes aux antibiotiques et pouvant avoir des conséquences graves à long terme, est particulièrement dangereux.

